Sous le contrôle conjoint de l'OTAN et de l'UEO, vaste opération de blocus naval, à laquelle participent 14 nations dont la France. La politique relative à l'Alliance va comporter deux grandes phases : dans un premier temps, l'idée est de trouver un terrain d'entente sur la place de la France dans la direction de l'OTAN, puis dans un second temps, faute d'avoir obtenu satisfaction, la ligne directrice est que la France retrouve sa pleine capacité de décision en matière de sécurité sans pour autant quitter l'Alliance atlantique. France is committed to its contribution to the air policing missions, the French Air Force having carried out seven missions like this one above the Baltic states since 2004. La conférence sur la CED s'ouvre à Paris le 15 février 1951. Mais il n'a jamais été question d'étendre l'OTAN à l'Asie, pas plus qu'ailleurs. Le Nouvel Observateur (2003) Depuis 2006, l'Alliance a fixé comme objectif à long terme que chaque pays membre consacre 2 % de son PIB à la défense. France also laid down several conditions for this return to the military structure: The government having engaged its responsibility on a foreign policy declaration under article 49 (1) of the Constitution, the decision was subject to a vote in the National Assembly, which approved it in March 2009. Pour autant, de Gaulle revient constamment à la charge, comme dans son courrier du 6 octobre 1959, pour obtenir des Américains qu'ils conviennent « que le déclenchement par l’Occident de la guerre atomique où que ce soit dans le monde requerrait la décision conjointe des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France. The US was paying for just over 22% of this, while Germany's contribution was 14.76%, and France and the UK just under 10.5% each. France participated in NATO crisis management operations in Bosnia from 1993 to 2004 in the framework of IFOR, and in Kosovo in 1999 as part of the NATO air campaign to end abuses against civilian populations (SFOR). So … En 1969, l'heure est au réexamen des engagements canadiens au sein du pacte de l'Atlantique. Quarante ans après l'échec de la Communauté européenne de défense, la France tente de mettre sur pied une défense européenne dans le cadre de l'UEO et de l'UE. L'organisation militaire du traité de Bruxelles fusionne avec celle de l'OTAN[21]. La rupture est consommée entre Molotov et les trois ministres occidentaux. Le développement des activités de l'Alliance et l'installation de nombreux comités font bientôt apparaître le besoin d'un organisme civil permanent. Les Américains ne veulent pas de ce tripartisme qui mettrait en danger la cohésion d'ensemble de l'Alliance[42]. Ces propos sont tenus le 17 juin 1958 lors d'une réunion rassemblant les principaux responsables civils et militaires français en matière de politique étrangère et de défense. Le coup d'envoi des réflexions est donné par le Conseil réuni à Ottawa en septembre 1951 et la nouvelle organisation validée par le Conseil réuni à Lisbonne en février 1952. Aussi, la France envisage-t-elle, dès à présent, de rester, le moment venu, partie au Traité signé à Washington le, « la France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être, depuis 1949 (...) ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance Â», « se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements « intégrés Â» et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN Â», « si chacun de nos alliés se comportait comme vous le faites et prenait les décisions que vous venez de décréter, cela ne signifierait rien d'autre que le retrait de toutes les forces américaines du continent européen. La situation d'urgence créée par le déclenchement du conflit en Corée et par les craintes réelles en résultant qu'il ne soit que le prélude à une offensive soviétique en Europe exige des décisions immédiates : le Conseil du 26 septembre 1950 décide la création d'une force unifiée pour la défense de l'Europe occidentale dans le cadre de l'OTAN, placée sous l'autorité directe d'un commandant suprême, dont il est entendu qu'il sera américain. Cette intervention de l'OTAN au-delà des frontières de ses états membres entérine le nouveau rôle de maintien de la paix dans le monde que l'OTAN s'est auto-assigné dès lors que les intérêts de ses membres sont concernés[74]. Au sortir de la seconde Guerre mondiale, la France ne peut assurer seule sa sécurité, la priorité est au ravitaillement et à la reconstruction ; les Armées sont pauvrement équipées, et doivent se déployer sur de trop vastes territoires, dans l'empire outre-mer, dans la zone d'occupation en Allemagne et dans la Métropole. Le traité de l'Atlantique nord est signé le 4 avril 1949. It calls on France to be "vigilant and demanding", in particular on issues such as the role of nuclear deterrence and the promotion of the Europe of defence, particularly with regard to the industrial and technological implications of capability initiatives. L'OTAN prend donc acte de ce que le traité de Maastricht de février 1992 instaure une Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) qui inclut « l'ensemble des questions relatives à la sécurité de l'Union européenne, y compris la définition à terme d'une politique de défense commune (PESD), qui pourrait conduire, le moment venu, à une défense commune Â». Elle n’a pas quitté l’alliance militaire défensive atlantique. (...). En revanche elle en a contesté à plusieurs reprises les modalités de fonctionnement, notamment en ce qu'elles donnent aux États-Unis un rôle prépondérant. Il apparaît dès le vote des premières résolutions que l'ONU ne pourra suffire à garantir la sécurité en Europe, où les occasions de tensions se multiplient entre l'Union soviétique et les Occidentaux. La rédaction - 17 février 2017 à 18 h 00 min ... C’est ainsi que le premier ministre Justin Trudeau a conclu aujourd’hui cette visite en France et en Allemagne, qui a … L'ONU voit le jour en 1945 dans l'objectif d'assurer une sécurité collective à l'échelle du monde ; en pratique le pouvoir de décision est concentré entre les membres permanents du Conseil de sécurité, qui disposent à la demande de Staline d'un droit de veto sur les résolutions mises au vote. Les conflits meurtriers qui éclatent dans l'ex-Yougoslavie dès 1991 vont être l'occasion pour l'OTAN de mener pour la première fois des opérations militaires en tant que bras armé de l'ONU : les opérations militaires menées sous l'égide de l'ONU à partir de 1992 montrent rapidement les limites de l'UEO et de l'UE et requièrent une intervention de plus en plus importante de l'OTAN. Jean Monnet représente la France au Comité temporaire chargé de formuler des propositions, présidé par un Américain, A. Harriman. Le pacte de Varsovie est dissous le 1er juillet 1991. The latest crises have confirmed the central importance of the UN while also highlighting the need to make the organization more efficient and more representative of current global balances. Even since, the defense ministers participate to ministerial meetings, the chiefs of joint defence staff take part in meetings with their counterparts from the Allied countries, and the French military representatives to NATO sit at the Military Committee. Il est vrai qu'on avait d'abord admis que l'armement atomique (...) resterait pour longtemps le monopole des Etats-Unis, ce qui pouvait paraître justifier qu'à l'échelle mondiale des décisions concernant la défense fussent pratiquement déléguées au gouvernement de Washington. Les Etats-Unis ont la contribution la plus importante : 22 %. À la solution atlantique, proposée par les Américains, et à laquelle tous les pays membres de l'OTAN se rallient progressivement, les Français voient un risque de dilution de leur influence au sein de l'Alliance et d'absence complète de maîtrise de l'ampleur du réarmement allemand. Participation de la France à la fondation de l'Alliance (1948-1950). The North Atlantic Treaty Organisation (Nato) is is an alliance of countries from Europe and North America. Il va s'efforcer de profiter des tensions internationales pour instaurer le plus possible cette coopération tripartite et tester ainsi les intentions véritables de ses partenaires atlantiques. According to the 2013 White Paper, France’s defence and national security strategy cannot be conceived outside the framework of the Atlantic Alliance and its involvement in the European Union. La ratification de ces accords par le parlement français est obtenue non sans difficulté fin décembre 1954 mettant fin à quatre années de crise[24]. Lors de la réunion du Conseil de l'atlantique nord (CAN) de décembre 1995, la France annonce le retour de son chef d'État-major des armées (CEMA) au Comité militaire et du Ministre de la Défense au Conseil atlantique[84]. France officially announced its full participation to NATO military structures at the Strasbourg-Kehl Summit in April 2009. En face des ambitions et des forces soviétiques, en prévision de ce que peuvent devenir la puissance et l’impérialisme de l’énorme Chine totalitaire, (...) la France appartient, à coup sûr, au camp de la liberté (et) qu’en adoptant pour son compte des mesures qui ne sont pas « intégrées Â» à l’OTAN, la France n’entend nullement altérer notre alliance. Les résultats en sont limités, ce qui va conduire la France à se tourner à partir du début des années 1950 de plus en plus vers l'Allemagne de l'Ouest dont la renaissance est un fait acquis qu'elle ne peut qu'accepter. La crise de Suez en 1956 achève de mettre en évidence au sein de l'Alliance les divergences profondes que les Américains ont avec les Français, mais aussi dans une certaine mesure avec les Européens : les États-Unis exigent l'arrêt immédiat de l'opération militaire franco-britannique lancée à leur insu et utilisent l'ONU et l'OTAN pour accentuer leur pression. Mais les négociations sont ardues et surtout en contrepartie de l'aide accordée, les Américains demandent des facilités logistiques sur le sol français qui posent des questions de souveraineté nationale[13]. La dernière modification de cette page a été faite le 21 novembre 2020 à 10:51. En 2011-2012, lorsque la FIAS atteint son niveau d'effectifs le plus important avec environ 130 000 hommes, les États-Unis y contribuent pour 90 000 hommes, le Royaume-Uni pour 9 000, l'Allemagne pour 5 000 et la France pour 4 000, En 2015 et 2016, la France ne fournit pas de troupes à cette opération de formation et d'encadrement de l'armée afghane qui mobilise environ 12 000 hommes de l'OTAN et de pays partenaires. Marshall répond qu'il partage le point de vue de Bidault quant à la gravité de la situation en Europe et la nécessité de définir rapidement les mesures adéquates. En 2016, cet objectif est loin d'être atteint puisque 5 pays seulement respectent cette norme. Le territoire algérien, organisé en départements français, est inclus dans le périmètre géographique couvert par l'Alliance, dont le ressort est limité aux seules agressions extérieures. Pour autant, il reste à définir les relations entre la CED et l'OTAN. La solution européenne est une troisième voie médiane, qui ne démobilise pas tous ceux qui continuent de refuser toute idée de réarmement allemand, mais qui fait son chemin dans une large fraction du monde politique français. La résolution Vandenberg votée le 11 juin 1948 lève cet obstacle[4]. L'OTAN adopte un concept stratégique de réponse flexible qui vise à élever le seuil d'utilisation des armes nucléaires afin de diminuer les risques d'escalade nucléaire, ce qui implique que ses forces conventionnelles soient en mesure de livrer bataille à celles du Pacte de Varsovie au moins suffisamment longtemps pour être certain des intentions soviétiques. Initialement perçue par les États-Unis comme une manœuvre dilatoire, cette idée est finalement retenue lors des réunions du Conseil atlantique en décembre. La question du réarmement de l'Allemagne demeure très sensible pour la France. Quand il devient clair que l'Union soviétique constitue la vraie menace pour la sécurité en Europe, la France participe activement, quand elle n'en prend pas elle-même l'initiative, à la constitution d'alliances politiques et militaires à même de garantir sa sécurité qu'elle ne peut assurer par elle-même. Le 5 avril 1949, les cinq pays signataires du traité de Bruxelles adressent une demande officielle d'aide militaire aux États-Unis auxquelles l'exécutif américain répond rapidement de manière positive et entreprend d'obtenir du Congrès les crédits nécessaires. (...). C'est dans le traitement de cette crise où la France tient une place capitale que va exister une véritable coopération entre les trois grands Occidentaux ; mais pour de Gaulle, elle est davantage liée aux accords de l'après-guerre et à l'engagement des trois alliés occidentaux de défendre Berlin qu'à l'OTAN, et n'empêche pas que des divergences importantes se fassent jour à plusieurs moments durant cette longue crise. Aussi, de par les dispositions du traité de Maastricht, l'Union de l'Europe occidentale (UEO) continue d'exercer son rôle de définition de la politique de défense des Européens et l'OTAN demeure la seule structure militaire opérationnelle en Europe, jusqu'à ce que les leçons de l'échec des Européens dans la résolution des conflits dans l'ex-Yougoslavie fassent évoluer les points de vue dans les années 1998-1999[79],[80]. En réaction, les Soviétiques mettent fin à ces négociations ainsi qu'à celles sur les forces conventionnelles. Dès son retour au pouvoir, de Gaulle fixe sa ligne de conduite sur la question de l'OTAN. Lors du dernier sommet de l’OTAN à Chicago, au lendemain de sa prise de fonction, le Président de la République a indiqué sa vision de la place de notre pays dans l’Alliance atlantique : la France est un allié exerçant sa responsabilité de membre fondateur, engagé au service de valeurs communes, mais qui n’hésite pas, si nécessaire, à faire valoir loyalement ses différences. La France y est opposée car elle ne veut pas de discussions bloc à bloc qui sont contraires à sa politique d'indépendance et à sa vision de la détente en Europe. Ces négociations sont le plus souvent identifiées via leur acronyme anglais "MBFR". Après encore deux ans de négociations extérieures et internes, le traité est finalement rejeté le 30 août 1954 à l'Assemblée nationale[24]. La France et le Royaume-Uni souhaitent qu'un Directeur général fort soit mis à la tête de l'ensemble des organismes civils et assure la présidence du Conseil. Sous la présidence du général de Gaulle, la France affirme une volonté d'indépendance et une vision d… Les sujets de débats entre la France et les États-Unis au sujet de l'Alliance se situent pour un bonne part dans la continuité de ce qu'ils furent durant les années précédentes. Through its operational commitments, France contributes to the political and military credibility of NATO. Poussée dès juin 1950 par Jean Monnet, par analogie avec le plan Schuman à l'origine de la CECA, elle est présentée à l'Assemblée nationale le 24 octobre 1950 par le président du Conseil, René Pleven, qui propose la création d'une Communauté Européenne de Défense (CED) aux structures supra-nationales et avec participation de l'Allemagne de l'Ouest (RFA). L'Article 51 de la Charte reconnaît le "droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée" et l'Article 52 dit qu'"aucune disposition de la présente Charte ne s'oppose à l'existence d'accords ou d'organismes régionaux destinés à régler les affaires qui, touchant au maintien de la paix et de la sécurité internationales". Le traité prévoit comme seul organe le Conseil de l'Atlantique nord, à qui est confiée la mission de définir les organismes subsidiaires nécessaires au fonctionnement de l'Alliance. Au lendemain de l'échec de la CMAE de Londres en décembre 1947, Américains, Français et Britanniques se mettent d'accord secrètement sur l'idée d'une alliance occidentale, associant les États-Unis et les pays d'Europe de l'Ouest dans leur défense, sans que rien de très concret ne soit évoqué. La France, très présente dans ces opérations, notamment parce qu'elle exerce le commandement de la FORPRONU, prend conscience qu'il n'existe pas d'alternative à l'utilisation des moyens de l'OTAN. De leur côté, les Soviétiques se déclarent prêts à négocier, à condition qu’un éventuel accord englobe les forces nucléaires britanniques et françaises. En juin 1992, l'UEO publie la « déclaration de Petersberg Â» qui circonscrit les futures interventions européennes à des missions de maintien de la paix[81]. (...) notre Alliance doit maintenir sa cohésion. La France contribue de façon importante à la Task Force d'environ 3500 hommes. Concernant les armes nucléaires tactiques qu'Eisenhower propose d'entreposer en France, de Gaulle constate que les Américains ne reviennent pas sur leur refus d'en laisser à la France la disposition dans le cadre d'un plan d'emploi adopté en commun et confirme donc à Eisenhower le 25 mai 1959 son refus. Elle échoue sur ce point à faire entendre son point de vue : la rédaction de l'Article 5 n'inclut pas l'automaticité d'une intervention armée mais seulement que chaque partie au traité « assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt,(...), telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, Â». Aussi, la France envisage-t-elle, dès à présent, de rester, le moment venu, partie au Traité signé à Washington le 4 avril 1949. Les alliés de la France s'accommodent bien de la force de frappe française qui est devenue une réalité concrète et constatent que la coopération militaire actée dans son principe par l'accord Ailleret-Lemnitzer se met en place sur le plan opérationnel à la satisfaction de toutes les parties et fait même l'objet d'une certaine mise sur la place publique par de hauts responsables militaires français. Over 100,000 English translations of French words and phrases. Nicolas Sarkozy franchit le pas ultime en organisant la réintégration de la France dans l'OTAN : préparée depuis 2007, votée définitivement par le Parlement le 17 mars 2009, elle est entérinée lors du sommet de l'OTAN des 3 et 4 avril 2009. L'Alliance atlantique prend un chemin différent en réussissant à redéfinir son rôle et plus tard à accueillir les pays d'Europe centrale et de l'Est. Dans ce contexte, le traité de Bruxelles est davantage un moyen de rendre acceptable la conclusion en devenir d'une alliance véritablement opérationnelle au niveau atlantique que comme une étape dans la constitution d'une défense européenne. Elle a quitté le commandement intégré de l’OTAN et, donc, il n’est pas question de retourner sous les ordres du commandement intégré. Toutefois des accords de coopération des forces armées françaises avec les forces de l'OTAN sont rapidement signés qui atténuent significativement la portée pratique de cette sortie du commandement intégré de l'OTAN. La question de l'accroissement du rôle de l'Europe dans sa défense, au cœur de la politique gaullienne des années 1960, se trouve donc à nouveau posée. En 2006, les alliés au sein de l'OTAN ont fixé la "règle des 2 %", ce qui signifie que chaque Etat doit consacrer au moins 2% de son PIB à ses propres dépenses de défense chaque année. Depuis l'origine, la France contribue à cette force dont les plus gros contingents sont fournis par l'Allemagne, l'Italie et les États-Unis. Un accord est signé en septembre 1960 par lequel les missiles tactiques Honest-John et Nike sont dotés de têtes nucléaires qui restent sous contrôle américain jusqu'à la décision d'emploi. Il n'est pour autant pas envisagé par Paris de revenir sur les décisions de 1966, mais la coopération qui s'intensifie dans les années 1980 permet, tant sur le plan des théories d'emploi des forces françaises en complément des forces intégrées de l'OTAN que sur le plan concret grâce à de nombreux exercices combinés, de rendre plus crédible l'apport de la France à l'OTAN. Les Américains sont tenus en permanence au courant des négociations, à la fois officiellement et de manière plus secrète via les relations directes fréquentes entre Américains et Britanniques auxquelles les Français ne sont pas conviés. L' aide militaire américaine à la France dans le cadre de l’OTAN croît sans cesse. Contrainte de se plier aux exigences américaines et sur fond de gesticulation nucléaire de Khrouchtchev, la France en tire la conclusion qu'elle doit accentuer son indépendance et poursuivre son effort de recherche en matière nucléaire[34]. Cette aide, permanente depuis la seconde guerre mondiale, atteint un sommet en 1953-1954. Le Conseil de l'Atlantique nord demeure la seule autorité décisionnaire en dernier ressort et il prend ses décisions à l'unanimité. Au milieu des années 1970, les soviétiques entreprennent de déployer les missiles SS-20, capables d'atteindre n'importe quelle cible en Europe, beaucoup plus modernes que les anciens modèles SS-4 et SS-5 qu'ils remplacent, ouvrant ainsi la crise des euromissiles. The report concludes that a "French re-exit from the integrated command is not an option" and stresses the importance of avoiding any "trivialization" of France’s position in NATO. Le sommet de l'OTAN qui se tient à Londres les 5 et 6 juillet 1990 prend acte de la fin de la guerre froide, de la réunification de l'Allemagne et de la nécessité de rénover l'Alliance atlantique. François Mitterrand, élu le 10 mai 1981, va poursuivre dans la voie du soutien de la France à la décision de l'Alliance, opérer un rapprochement avec les États-Unis et manifester une plus grande fermeté à l'égard de Moscou que son prédécesseur à l'Élysée, Valéry Giscard-d'Estaing[64]. Faute de pouvoir la transformer en profondeur, la France choisit de renforcer sa coopération avec l'Alliance atlantique. Brejnev donne un accord de principe le 14 mai 1971. En URSS, Staline meurt et la nouvelle direction collégiale fait état de sa volonté de coexistence pacifique, tandis qu'aux États-Unis, Eisenhower marque le début de son mandat par le maintien d'une posture très anti-communiste et l'adoption d'une stratégie militaire axée sur la dissuasion nucléaire et les représailles massives, notamment dans le but de réaliser des économies dans les dépenses militaires. La France supporte en plus les coûts directs liés aux opérations de l'OTAN auxquelles elle choisit de participer. En revanche, la France doit durant ces deux décennies s'accommoder du statu quo atlantique, ses partenaires européens n'étant nullement désireux de prendre leurs distances avec les États-Unis d'autant plus qu'à la détente des années 1969-1975 succède une nouvelle phase de tensions avec l'Union soviétique[58]. La déclaration du sommet de juillet 2016 à Varsovie sur la sécurité transatlantique rappelle ainsi, dans un langage pesé, la « combinaison appropriée Â» sur laquelle doit reposer le « dispositif de dissuasion et de défense de l’OTAN Â», à savoir « capacités nucléaires, capacités conventionnelles et capacités de défense antimissile Â»[90],[91]. Les pays d'Europe continentale membres des traités de Bruxelles et de l'Atlantique nord signent finalement le traité instituant la CED le 27 mai 1952.
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